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LE CRI D’ALARME DE L’UNICEF
23,4 millions d’enfants supplémentaires, issus de familles fragiles, menacés de basculer dans une pauvreté définitive à cause du conflit actuel au Moyen-Orient.
Selon un communiqué datant du 16 juillet 2026, le Fonds international des Nations-Unies pour l’Enfance, l’UNICEF, fondée en 1946, au lendemain de la seconde guerre mondiale, s’appuyant sur une étude provenant de 167 pays, révèle que plus de 23 millions d’enfants supplémentaires de ménages en grande difficulté sont menacés de basculer dans une pauvreté irrémédiable d’ici la fin de l’année en raison des conséquences de la guerre actuelle au Moyen-Orient. Un chiffre qui fait froid dans le dos.
« Ce sont les enfants qui paient le prix de l’escalade du conflit au Moyen-Orient, » y compris ceux qui habitent pourtant bien loin de la région, confie la directrice générale de l’UNICEF, Catherine Russell, qui inclut des pays asiatiques et africains, victimes collatérales de ces combats quotidiens. « Plus cette situation perdurera, ajoute Mme Russell, plus les conséquences seront sévères. La hausse rapide des coûts rend l’alimentation et l’éducation inabordables pour de nombreuses familles. » Ces chocs aggravent la précarité des enfants vivant déjà à la limite de la pauvreté, et causent des dommages dont les effets se feront sentir tout au long de leur vie future.

Catherine Russell directrice de l'Unicef ©UNICEF
Selon l’UNICEF, les conséquences de cette guerre entre les Etats-Unis et l’Iran, et entre Israël et le Hezbollah libanais menacent des années de progrès accomplis dans le monde, non seulement dans les régions du Moyen-Orient directement concernées comme le sud du Liban, la Cisjordanie palestinienne, l’Irak, la Jordanie, le Yémen ou la Syrie, mais débordent aussi en Afrique et en Asie, où des pays subissent de véritables catastrophes dues aux débordements de cette situation désastreuse.

Sans intervention rapide, ces affrontements répétés risquent d’aggraver la situation de plus de 23 millions d’enfants ; de creuser les inégalités et d’aggraver durablement le relèvement des populations, avertit le rapport, en empêchant notamment l’accès des familles les plus fragiles à l’alimentation, aux soins de santé, aux différents services de protection, aux épidémies, à l’éducation et à la formation des jeunes.

Dégâts provoqués par les affrontements quotidiens au Moyen-Orient ©UNICEF
Les familles les plus nécessiteuses n’ont plus les moyens d’assurer le minimum.
« L’UNICEF lance des appels pressants aux gouvernements nationaux, aux donateurs et aux institutions financières internationales à protéger les enfants des effets les plus graves de ce conflit, conclut le communiqué. Incitant à prendre des mesures prioritaires pour permettre un accès ininterrompu des enfants et de leurs familles à des services et des fournitures essentiels et abordables, grâce notamment à l’établissement de seuils de dépenses minimaux indexés sur l’inflation ; cette crise menace la vie et l’avenir des enfants. Si le monde n’agit pas rapidement, les effets conjugués du conflit, de l’instabilité économique et de la hausse du coût de la vie plongeront des millions d’enfants dans une pauvreté accrue, » ajoute Catherine Russell, « sapant des progrès acquis de haute lutte en matière de développement ».
Luc Balbont
Toutes les photos ont été gracieusement données par l'UNICEF